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Notes de lecture 2014

Note de lecture : « Roma Enigma (Un printemps meurtrier) » (Gilda Piersanti)

La sixième enquête de l’inspectrice romaine Mariella De Luca, au cœur du quartier populaire de la Garbatella.

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Publié en 2010 aux éditions Le Passage, le huitième roman de l’Italienne Gilda Piersanti, vivant à Paris et écrivant en français, est aussi la sixième enquête de son inspectrice romaine, Mariella De Luca, juste après « Vengeances romaines » et juste avant « Wonderland ».

Dans le quartier populaire romain de la Garbatella, célèbre pour ses « Lots », cités architecturales des années 20 et 30, révolutionnaires à l’époque, un étudiant abat une jeune fille au fusil à lunette, dans la queue d’une pâtisserie, par erreur alors qu’il visait une retraitée, sa bienfaitrice. Chargée de l’enquête, qui s’annonce compliquée, l’identification du tueur étant quasiment impossible, Mariella De Luca, qui se remet à peine de la rupture avec son ami Paolo, va pourtant extraire du magma des faits disjoints et des hypothèses, tant méthodiques que farfelues, de quoi mener à bien la résolution de l’énigme.

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C’est mon premier contact avec Gilda Piersanti, sur les conseils d’une amie libraire, et avec son héroïne favorite. Je n’aime pas en général commencer une série policière à personnages récurrents par un bout plus ou moins aléatoire, mais j’ai fait une exception cette fois-ci, et ça ne me semble pas trop grave pour l’instant : ce que propose l’auteur est un assez pur « police procedural » (le lecteur connaît très vite l’ensemble ou presque des énigmes dans lesquelles se débattent les policiers, le suspense d’enquête n’est pas un élément déterminant, seul compte le suspense d’assemblage par l’enquêtrice des éléments connus du lecteur).

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Ce qui fait le charme de ce roman – et donc probablement de la série -, c’est avant tout la personnalité de l’inspectrice, policière déterminée et néanmoins souvent rêveuse, maniant le crayon, le pinceau ou le fusain plus fréquemment que son revolver, douée et attachante, protégée presque filialement par son commissaire et appréciée de ses collègues et de son équipière, plus « traditionnels ». C’est ici surtout la présence en filigrane des rapports sociaux complexes de la capitale italienne, des interactions entre quartiers et milieux plus ou moins privilégiés, la remontée à la surface de quelques pages d’histoire particulièrement sombres, les années 1943-1944 et la guerre civile ayant entouré la libération du pays et la fin du mussolinisme, et de quelques paysages choisis qui viennent jouer leur rôle dans l’intrigue, l’architecture très particulière de la Garbatella d’une part, le cimetière « non-catholique » de Rome, d’autre part, avec ses célèbres tombes de Keats et de William Wetmore Story.

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Une lecture agréable qui donne envie d’en connaître un peu plus de ces personnages et de leurs vies.

Pour acheter le livre chez Charybde, c’est ici.

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À propos de Hugues

Un lecteur, un libraire, entre autres.

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